Débutants7 juillet 2026· 7 min de lecture

Fermer sa micro-entreprise : la procédure de radiation

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Mis à jour le 8 juillet 2026
Fermer sa micro-entreprise : la procédure de radiation

Fermer sa micro-entreprise : la procédure de radiation

Cesser son activité de micro-entrepreneur est bien plus simple que de fermer une société — mais ce n'est pas pour autant une formalité à négliger. Quelques étapes mal gérées peuvent vous laisser des cotisations à régulariser ou une cotisation foncière à payer inutilement. Que vous arrêtiez pour rebondir ailleurs, reprendre un emploi salarié ou passer en société, voici la procédure claire en 2026.

Étape 1 : la déclaration de cessation d'activité

La fermeture passe par une déclaration de cessation d'activité sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), là même où vous avez immatriculé votre micro-entreprise. Vous y indiquez la date de cessation. Cette déclaration déclenche la radiation de votre entreprise des registres et informe automatiquement les administrations concernées (URSSAF, impôts).

La démarche est gratuite et en ligne. Une fois enregistrée, votre numéro SIREN est radié : vous ne pouvez plus facturer sous cette entreprise après la date de cessation.

Étape 2 : la dernière déclaration de chiffre d'affaires

Ne l'oubliez pas : même après la cessation, vous devez effectuer une dernière déclaration de chiffre d'affaires à l'URSSAF, portant sur la période allant jusqu'à la date d'arrêt. Cette ultime déclaration permet de calculer et de régulariser vos dernières cotisations sociales.

Déclarez le CA réellement encaissé jusqu'à la cessation — y compris les paiements reçus tardivement pour des prestations antérieures. Le principe de la comptabilité de trésorerie s'applique jusqu'au bout, comme le rappelle notre guide de la déclaration URSSAF.

Étape 3 : la CFE et le bon timing

C'est le piège le plus fréquent. La cotisation foncière des entreprises (CFE) est due par toute entreprise active au 1er janvier de l'année. Conséquence : si vous êtes encore immatriculé au 1er janvier, vous devez la CFE pour l'année entière, même si vous cessez en janvier.

Pour éviter de payer une CFE inutile, la règle d'or est de cesser votre activité avant le 31 décembre si vous savez que vous arrêtez. Une cessation actée au 31 décembre vous évite d'être redevable de la CFE l'année suivante. Notre article sur la CFE détaille ce mécanisme.

Étape 4 : la déclaration fiscale finale

L'année suivant la cessation, vous devrez encore déclarer aux impôts le chiffre d'affaires réalisé jusqu'à l'arrêt, sur votre déclaration de revenus habituelle. La micro-entreprise n'impose pas de bilan de clôture ni de formalités comptables lourdes, mais cette déclaration de revenus reste indispensable pour solder votre situation fiscale.

Étape 5 : conserver ses documents

Même fermée, votre micro-entreprise laisse une trace. Conservez pendant plusieurs années :

  • votre livre de recettes et, le cas échéant, le registre des achats ;
  • l'ensemble de vos factures émises et reçues ;
  • vos justificatifs de déclarations URSSAF et fiscales.

Ces pièces vous protègent en cas de contrôle a posteriori, comme le souligne notre guide de la comptabilité de la micro-entreprise.

À retenir : fermer sa micro-entreprise tient en une déclaration de cessation au guichet unique, une dernière déclaration de CA à l'URSSAF, et un timing malin pour éviter la CFE. Ne bâclez pas ces étapes pour partir sans dette.

Et après ?

La cessation n'est pas irréversible : vous pourrez recréer une micro-entreprise plus tard si vous le souhaitez (sous réserve des règles de délai en cas de réouverture rapide de la même activité). Beaucoup ferment leur micro pour passer en société à mesure que leur activité grandit — une transition que nous détaillons dans passer de la micro-entreprise à la société. Dans tous les cas, une fermeture propre est la meilleure base pour la suite.

Questions fréquentes

Comment fermer sa micro-entreprise ?
Vous effectuez une déclaration de cessation d'activité sur le guichet unique de l'INPI, en indiquant la date d'arrêt. Cette démarche gratuite radie votre entreprise et informe l'URSSAF et les impôts. Vous devez ensuite effectuer une dernière déclaration de chiffre d'affaires à l'URSSAF.
Faut-il faire une dernière déclaration de CA après la fermeture ?
Oui. Même après la cessation, vous devez déclarer à l'URSSAF le chiffre d'affaires encaissé jusqu'à la date d'arrêt, y compris les paiements reçus tardivement. Cette déclaration finale permet de calculer et régulariser vos dernières cotisations sociales.
Comment éviter de payer la CFE l'année de fermeture ?
La CFE est due par toute entreprise active au 1er janvier. Si vous cessez votre activité avant le 31 décembre, vous n'êtes pas redevable de la CFE pour l'année suivante. Rester immatriculé au 1er janvier vous rend redevable de la CFE pour l'année entière.
Peut-on rouvrir une micro-entreprise après l'avoir fermée ?
Oui, la cessation n'est pas irréversible : vous pourrez recréer une micro-entreprise plus tard, sous réserve des règles de délai en cas de réouverture rapide de la même activité. Beaucoup ferment leur micro pour passer en société à mesure que leur activité grandit.

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